Élancé et d'une grande sobriété, ce masque évoque la silhouette d'un animal, sans jamais en reprendre fidèlement les traits.
Ses longues oreilles dressées et ses lignes fluides suggèrent une présence attentive, toujours en éveil.
Le contraste du noir et du blanc met en valeur un graphisme d'une remarquable élégance.
Chaque motif est minutieusement brodé à la main à partir de fibres de palmier effilochées, révélant un savoir-faire d'une précision exceptionnelle où la matière végétale se fait dentelle.
Dans la tradition chamanique Emberá, les masques donnent forme aux esprits qui habitent la forêt et accompagnent le chamane dans son dialogue avec le monde invisible.
Ce masque incarne cette présence silencieuse, à la fois protectrice, mystérieuse et profondément spirituelle. Une création où l'épure du dessin révèle toute la puissance de l'invisible.
Cette pièce unique peut aussi bien servir de décoration murale ou être posé sur un meuble à l’aide ou non d’un socle (non fourni).
Extraordinaires objets d'art et de décoration, ces masques sont dérivés des croyances et rites chamaniques des indiens d'Amérique centrale des tribus Wounaans et Emberas au cœur de la forêt tropicale entre Panama et Colombia.
Les indigènes divisent le monde en deux, un monde visible et un monde parallèle et invisible. Les esprits « haï » sont dans la nature, dans les animaux ou dans les plantes.
« La grande supériorité de ce monde parallèle, de cet univers d'ombres, c'est qu'il peut voir les hommes alors que les hommes, eux ne peuvent le voir », écrit Jean-Marie Le Clézio.
Par l'intermédiaire des chamans, ils entrent en contact avec les "Haï" esprits de la Nature. Le masque, ou « nemboro », permet au chamane lors du rituel, de prendre l’apparence d’un esprit du monde invisible et d’entrer en communication avec ce monde.
Après son utilisation, le masque qui a « dansé » sera détruit car il reste chargé et personne d’autre que le chamane n’est habilité à le toucher. Il n’existe donc pas de pièces anciennes.
Nos masques sont réalisés comme pour un rituel.
Ils sont faits de feuilles de palmes récoltées dans la forêt, provenant d’une varieté de palmiers communs appelés Chunga. On prélève tout d’abord les parties les plus tendres que l’on fait sécher et qui sont ensuite blanchies.
Assemblées en écheveaux, les feuilles de palmes séchées sont alors teintes à l’aide de teintures naturelles. On utilise de la pulpe de fruits, des copeaux de bois, des graines, des feuilles ou encore des racines. Il faut parfois plusieurs bains.
Après ce long travail de préparation, l’artisane commence alors son fabuleux travail de création, qui outre un grand sens artistique requiert aussi un incomparable savoir-faire détenu par les seules femmes de ces tribus.
Nos pièces sont faites de feuilles de palmes naturelles teintes à l’aide de teintures végétales.
Les masques ne doivent pas être exposés à la pluie.
De même, une exposition directe au soleil risque de faire pâlir les couleurs.
Au fil des ans il est possible que les couleurs éclaircissent sensiblement si votre masque est exposé aux rayons du soleil.
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