Masques

PARARA Les murmures de la jungle

S0011.03

Ce masque impressionne par l'abondance de sa crinière et l'extraordinaire richesse de son tressage.

Les nuances de brun, d'ocre et de terre composent une palette chaleureuse qui évoque la forêt tropicale et les éléments naturels.

La finesse des motifs rappelle la délicatesse d'un textile brodé.

Pourtant, chaque détail est entièrement réalisé à la main à partir de fibres de palmier, une matière brute que les artisanes Emberá transforment avec une maîtrise remarquable.

Le tressage donne corps à l'invisible, comme si les fibres retenaient encore le souffle des esprits de la forêt.

Cette profusion de textures et de dessins confère au masque une présence protectrice, un caractère singulier et une puissance qui dépasse sa seule dimension esthétique.

Entre force et raffinement, il incarne l'alliance d'un savoir-faire ancestral et d'une expression artistique d'une rare intensité.

Betzaida
Feuilles de palmes, palmier commun “Chunga” (Astrocaryum standleyanum) et Nahuala.
Le plus spectaculaire
L
49 Centimètres
46 Centimètres
20 Centimètres
FELIN
  • Chaque artisane perçoit directement et immédiatement la rémunération de son travail, à un prix juste.
  • Les masques reçoivent tous un traitement phytosanitaire afin d’éliminer toutes les larves d’insectes.
  • Les teintures utilisées sont toujours végétales et naturelles.
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Origine

Extraordinaires objets d'art et de décoration, ces masques sont dérivés des croyances et rites chamaniques des indiens d'Amérique centrale des tribus Wounaans et Emberas au cœur de la forêt tropicale entre Panama et Colombia.

Les indiens divisent le monde en deux, un monde visible et un monde parallèle et invisible. Les esprits « haï » sont dans la nature, dans les animaux ou dans les plantes.

« La grande supériorité de ce monde parallèle, de cet univers d'ombres, c'est qu'il peut voir les hommes alors que les hommes, eux ne peuvent le voir », écrit Jean-Marie Le Clézio.

Par l'intermédiaire des chamans, ils entrent en contact avec les "Haï" esprits de la Nature. Le masque, ou « nemboro », permet au chamane lors du rituel, de prendre l’apparence d’un esprit du monde invisible et d’entrer en communication avec ce monde.

 Après son utilisation, le masque qui a « dansé » sera détruit car il reste chargé et personne d’autre que le chamane n’est habilité à le toucher. Il n’existe donc pas de pièces anciennes.

Élaboration

Nos masques sont réalisés comme pour un rituel.
Ils sont faits de feuilles de palmes récoltées dans la forêt, provenant d’une varieté de palmiers  communs appelés Chunga. On prélève tout d’abord les parties les plus tendres que l’on fait sécher et qui sont ensuite blanchies.
Assemblées en écheveaux, les feuilles de palmes séchées sont alors teintes à l’aide de teintures naturelles. On utilise de la pulpe de fruits, des copeaux de bois, des graines, des feuilles ou encore des racines. Il faut parfois plusieurs bains.
Après ce long travail de préparation, l’artisane commence alors son fabuleux travail de création, qui outre un grand sens artistique requiert aussi un incomparable savoir-faire détenu par les seules femmes de ces tribus.

Entretien

Ne jamais mouiller, ne pas exposer à la pluie.

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