PIÈCE UNIQUE FABRIQUÉE PAR LES TRIBUS INDIGÈNES AU COEUR DE LA JUNGLE.
Grand par ses dimensions comme par sa présence, ce masque de perroquet célèbre la vitalité de la forêt tropicale.
Sa silhouette spectaculaire, dominée par une imposante collerette rouge, évoque l'énergie foisonnante de la canopée et l'éclat des oiseaux qui l'habitent.
Le contraste entre le rouge flamboyant, les lignes graphiques du visage et la finesse du bec révèle toute la virtuosité d'Icinia, artisane Emberá dont l'univers créatif est profondément inspiré par les oiseaux.
Son style est immédiatement reconnaissable : une broderie d'une extrême finesse qui transforme les fibres de palmier effilochées en une composition d'une exceptionnelle richesse.
Dans la tradition chamanique Emberá, les oiseaux sont les messagers entre la terre et le monde des esprits. Ils symbolisent l'élévation, la liberté et le lien avec les forces invisibles.
Ce masque en est une interprétation puissante, mêlant éclat, mystère et spiritualité.
Depuis 2012, Corinne Bally imagine ces créations en étroite collaboration avec les artisanes Emberá, au cœur de la forêt du Darién.
Chaque masque naît d'un dialogue de confiance, où le savoir-faire, la personnalité et l'inspiration de chaque artisane donnent vie à une œuvre véritablement unique.
Une œuvre magistrale où la maîtrise technique rejoint la force expressive de la nature.
Extraordinaires objets d'art et de décoration, ces masques sont dérivés des croyances et rites chamaniques des indiens d'Amérique centrale des tribus Wounaans et Emberas au cœur de la forêt tropicale entre Panama et Colombia.
Les indiens divisent le monde en deux, un monde visible et un monde parallèle et invisible. Les esprits « haï » sont dans la nature, dans les animaux ou dans les plantes.
« La grande supériorité de ce monde parallèle, de cet univers d'ombres, c'est qu'il peut voir les hommes alors que les hommes, eux ne peuvent le voir », écrit Jean-Marie Le Clézio.
Par l'intermédiaire des chamans, ils entrent en contact avec les "Haï" esprits de la Nature. Le masque, ou « nemboro », permet au chamane lors du rituel, de prendre l’apparence d’un esprit du monde invisible et d’entrer en communication avec ce monde.
Après son utilisation, le masque qui a « dansé » sera détruit car il reste chargé et personne d’autre que le chamane n’est habilité à le toucher. Il n’existe donc pas de pièces anciennes.
Nos masques sont réalisés comme pour un rituel.
Ils sont faits de feuilles de palmes récoltées dans la forêt, provenant d’une varieté de palmiers communs appelés Chunga. On prélève tout d’abord les parties les plus tendres que l’on fait sécher et qui sont ensuite blanchies.
Assemblées en écheveaux, les feuilles de palmes séchées sont alors teintes à l’aide de teintures naturelles. On utilise de la pulpe de fruits, des copeaux de bois, des graines, des feuilles ou encore des racines. Il faut parfois plusieurs bains.
Après ce long travail de préparation, l’artisane commence alors son fabuleux travail de création, qui outre un grand sens artistique requiert aussi un incomparable savoir-faire détenu par les seules femmes de ces tribus.
Ne jamais mouiller, ne pas exposer à la pluie.
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